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Nicolas Sarkozy en discussions avec François Fillon et Henri de Raincourt (à gauche), le ministre des Relations avec le Parlement, à la sortie de l'Elysée. Le chef de l'Etat a rappelé mercredi à ses ministres et plus généralement à sa majorité leur devoir
PARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a rappelé mercredi à ses ministres et plus généralement à sa majorité leur devoir de solidarité.
Il a indiqué lors du conseil des ministres qu'il était "important et nécessaire d'être solidaire", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.
La secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade, en désaccord ouvert avec sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot, sur la suppression du droit à l'image collective des sportifs, n'était pas présente et n'a pas été citée nommément.
Mais, a ajouté Luc Chatel, le chef de l'Etat s'adressait "à l'ensemble de ses ministres, à l'ensemble du gouvernement et en plein accord avec le Premier ministre".
Prié de dire si ce rappel à l'ordre concernait aussi les conseillers de l'Elysée comme Henri Guaino ou des responsables de la majorité comme l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Luc Chatel a répondu: "J'imagine que la règle de solidarité que le président de la République a rappelée vaut pour tout le monde."
Les termes employés par Nicolas Sarkozy "laissent penser que ce rappel concerne tout le monde," a-t-il ajouté.
Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino avait été rappelé à l'ordre mardi par le Premier ministre François Fillon en raison d'une polémique sur le montant du futur grand emprunt, qu'il souhaite plus élevé que ne le voudrait le ministère de l'Economie.
Quant à Jean-Pierre Raffarin, il s'est vu reprocher la publication d'une tribune avec un groupe de sénateurs UMP pour exprimer son opposition au projet de suppression de la taxe professionnelle dans les modalités envisagées jusqu'ici.
Evoquant cette démarche, Luc Chatel a indiqué que le gouvernement avait donné davantage de pouvoir au Parlement et qu'il devait donc accepter qu'il y ait des débats.
Mais il a ajouté que, sur le projet de réforme des collectivités territoriales, étroitement lié à celui de la suppression de la taxe professionnelle, un travail avait été réalisé en amont avec des représentants de l'Assemblée nationale et du Sénat pour prendre en compte les attentes de parlementaires.
"Ensuite vient le moment des arbitrages et le Parlement vote. Ce que le Premier ministre a rappelé hier, c'est qu'il y a un moment où il doit y avoir une solidarité à la fois au sein de l'exécutif et, à partir du moment où il y a un accord entre exécutif et législatif, au sein de la majorité," a encore indiqué le porte-parole du gouvernement.
Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser