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Ségolène Royal annonce son intention d'envoyer dès la semaine prochaine des "chèques contraception" aux mineures scolarisées en Poitou-Charentes, une initiative dénoncée par le ministre de l'Education. Ils donneront droit à une consultation médicale gratu
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal annonce jeudi son intention d'envoyer dès la semaine prochaine des "chèques contraception" aux mineures scolarisées en Poitou-Charentes, une initiative dénoncée par le ministre de l'Education.
La présidente PS du conseil régional de Poitou-Charentes dit vouloir lutter contre les grossesses précoces chez les mineures en dépit de l'opposition de Luc Chatel.
"On donne bien la pilule du lendemain dans les établissements scolaires ! C'est encore mieux de prévenir", a expliqué l'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire sur RMC et BFM TV.
Elle a précisé que les futurs carnets de tickets seraient distribués dès la semaine prochaine dans les lycées de la région, par les infirmières scolaires.
Ils donneront droit à une consultation médicale gratuite, à l'achat de contraceptifs, à des analyses médicales et à une visite de contrôle.
Cité nommément par Ségolène Royal, Luc Chatel s'est opposé à l'idée de chèques contraception.
"Nous sommes là pour accompagner les élèves, nous avons du personnel compétent, qualifié, qui le fait au quotidien, mais nous n'avons pas à prescrire de la contraception, c'est un acte qui est réservé au planning familial", a déclaré le ministre de l'Education sur RTL.
"Moi, je pense que l'avis des parents est très important sur ce sujet et que l'éducation nationale ne peut en aucun cas se substituer au planning familial qui est le seul qui est autorisé à prescrire à des mineurs de la contraception sans l'avis de leurs parents", a-t-il ajouté.
"C'est une responsabilité qui nécessite un accompagnement et ce n'est pas le rôle de l'Education nationale que de pratiquer au quotidien cet accompagnement", a souligné le porte-parole du gouvernement.
Laure Bretton, édité par Thiery Lévêque