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Eric Woerth a tenté d'apaiser les inquiétudes exprimées par les maires qui doivent se retrouver en congrès ce mardi pour aborder la question de la suppression de la taxe professionnelle. /Photo prise le 5 septembre 2009/REUTERS/Olivier Pon
PARIS (Reuters) - Eric Woerth a tenté d'apaiser les inquiétudes exprimées par les maires qui doivent se retrouver en congrès mardi pour aborder la question de la suppression de la taxe professionnelle.
Le Premier ministre François Fillon doit se livrer dans l'après-midi à un difficile exercice d'explication face aux élus qui redoutent de voir leurs revenus amputés par la disparition de cet impôt.
"Le gouvernement a besoin d'un peu de temps pour informer car c'est simplement un problème d'information. Il n'y a aucune raison d'être inquiet quand on est maire aujourd'hui", a déclaré le ministre du Budget sur France 2.
"Nous sommes en train de transformer les choses en profondeur, mais les maires continueront à avoir leurs compétences et à jouer un rôle majeur sur le plan social comme sur le plan de l'investissement", a-t-il ajouté.
Le président Nicolas Sarkozy doit recevoir 700 maires vendredi à l'Elysée.
Le ministre a de nouveau affirmé que la suppression de la taxe professionnelle est "nécessaire pour la compétitivité des entreprises".
Il a rappelé que cette taxe sera remplacée par deux impôts, l'un sur la valeur ajoutée et l'autre sur le foncier.
"Lorsque ces deux impôts ne seront pas à égalité par rapport à ce qu'avait un maire avec la taxe foncière, l'Etat compensera la différence sur le long terme et pas seulement en 2010", a dit Woerth.
"Durant l'année 2010, il y aura une compensation budgétaire totale par rapport au moins aux recettes de 2009", a-t-il rappelé. "A partir de 2011, il y aura des impôts, plus sûrs, plus justes, qui vont se substituer à la taxe professionnelle. Et il y aura une dotation budgétaire si la recette de ces impôts est inférieure".
Pierre Sérisier, édité par Pascal Liétout