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Nouvel épisode de la guerre ouverte entre Ségolène Royal et ses anciens partisans, l'ancienne candidate à l'Elysée a annoncé mardi soir qu'elle écartait Vincent Peillon de la gestion de son courant "Espoir à gauche" au sein du Parti socialiste. /Photo pri
PARIS (Reuters) - Nouvel épisode de la guerre ouverte entre Ségolène Royal et ses anciens partisans, Ségolène Royal a annoncé mardi soir qu'elle écartait Vincent Peillon de la gestion de son courant au sein du Parti socialiste.
Sur Canal +, l'ancienne candidate à l'Elysée a dit avoir confié l'animation d'"Espoir à gauche" à trois autres de ses proches, Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce.
La présidente de Poitou-Charentes s'est replacée au coeur des polémiques socialistes ce week-end en s'invitant à une journée de travail sur l'école, organisée à Dijon par Vincent Peillon, qui anime "Espoir à gauche" depuis le congrès de Reims.
Le député européen n'a eu de cesse depuis de dénoncer le comportement de Ségolène Royal, incapable à ses yeux de faire gagner la gauche lors de la prochaine présidentielle, en 2012.
"Il faut remettre en place des fondamentaux, remettre en place des choses paisibles, de l'ordre juste, que tout le monde se calme", a expliqué mardi Ségolène Royal.
Depuis le congrès de Reims, en novembre dernier, "il y a une certaine dérive, des personnes ont été éliminées et tout s'est concentré autour d'une seule personne", a-t-elle déploré, visant, sans le nommer, Vincent Peillon.
"On est revenu au fonctionnement archaïque (des courants) que j'ai toujours détesté et dans lequel je ne me suis jamais impliquée", a expliqué celle qui a toujours affirmé détester la "cuisine interne" du PS.
Mardi matin dans Le Figaro, elle annonçait son intention d'organiser rapidement un vote au sein de son courant pour en changer la direction.
AUBRY "PREFÈRE NE PAS VOIR"
Problème: les chapelles internes du PS ne sont pas des entités formelles, avec cartes de militants et strictes règles de fonctionnement.
Les courants sont une photographie du rapport de force entre dirigeants socialistes à un instant T, en l'occurrence le congrès de Reims. A l'époque, 30% des militants du PS avaient voté pour le programme porté par Ségolène Royal.
Un vote au sein du courant "Espoir à gauche" ? "C'est irréalisable", s'est empressé de répondre Vincent Peillon par presse interposée.
Disant vouloir "prendre de la hauteur", Ségolène Royal a donc expliqué mardi soir qu'elle réorganiserait le courant après les élections régionales de mars 2010 - un scrutin crucial pour le PS qui dirige 20 des 22 régions métropolitaines depuis avril 2004 et dont elle entend faire, de nouveau, un tremplin pour la présidentielle.
Sur France 2, Martine Aubry, premier secrétaire du PS, a qualifié de "petites querelles" ces nouvelles dissensions au sein du parti.
"Moi, je suis très occupée par ce qui intéresse les Français", a-t-elle fait valoir. Le courant Royal qui s'entredéchire ? "Je n'ai rien compris. Je préfère ne pas voir ça, je préfère voir les socialistes qui aujourd'hui travaillent (...) Les Français commencent à comprendre que nous sommes près d'eux".
Selon l'observatoire BVA pour Orange-l'Express-France Inter, un an après l'issue serrée et polémique du congrès de Reims, une large majorité (62%) des Français estime que l'état du PS n'a pas changé mais Martine Aubry est nettement préférée à Ségolène Royal pour diriger le parti, avec 36%, contre 25%.
Laure Bretton, édité par Gérard Bon