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François Fillon a annoncé un renforcement du dispositif de vaccination contre la grippe A(H1N1). Tous les centres de vaccination seront désormais ouverts de 08h00 à 22h00 du lundi au samedi "notamment en zone urbaine", a dit le Premier ministre. Dans les
PARIS (Reuters) - François Fillon a annoncé mardi un renforcement du dispositif de vaccination contre la grippe A(H1N1), s'excusant des tensions créées par la mise en place de "la plus grosse entreprise de santé publique" jamais organisée en France.
Tous les centres de vaccination seront désormais ouverts de 08h00 à 22h00 du lundi au samedi "notamment en zone urbaine", a dit le Premier ministre. Dans les grandes agglomérations, sur décision des préfets, les centres seront ouverts sept jours sur sept à partir de dimanche prochain, a-t-il déclaré à la presse.
François Fillon s'exprimait au terme d'une réunion interministérielle à Matignon, entouré des ministres Roselyne Bachelot (Santé), Brice Hortefeux (Intérieur), Luc Chatel (Education), Xavier Darcos (Travail) et Eric Woerth (Budget).
Malgré les appels répétés des syndicats de médecins, qui souhaitent participer à la campagne, le Premier ministre a réitéré le refus du gouvernement de faire pratiquer des vaccinations dans les cabinets libéraux.
Il a mis en avant d'abord des raisons logistiques. "Les vaccins sont multidoses, ils ne peuvent pas être répartis dans n'importe quelles conditions". Deuxièmement, a-t-il fait valoir, "les médecins libéraux ont à faire face à une considérable épidémie de grippe qui doit les mobiliser complètement".
Selon la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, la France a franchi la semaine dernière la barre du million de personnes vaccinées. Le directeur général de la Santé, Didier Houssin, a estimé de son côté que deux à trois millions de personnes pourraient être touchées par la grippe A en France.
BÉNÉVOLES DE LA CROIX-ROUGE
Au total, 208 établissements scolaires étaient fermés mardi, un chiffre qui baisse depuis la semaine dernière.
Depuis le début de l'épidémie, l'Institut national de veille sanitaire (InVS) a recensé 86 morts en France métropolitaine.
Pour autant, le gouvernement français n'envisage pas de rehausser le niveau d'alerte, actuellement au niveau 5, et François Fillon s'est voulu rassurant.
"Pour le moment, nous avons tous les outils pour faire face à l'épidémie au niveau où nous sommes", a-t-il dit, tout en reconnaissant que le dispositif avait connu des "tensions".
Pour "améliorer considérablement la fluidité de ces vaccinations", le gouvernement a décidé de faire appel aux bénévoles de la Croix-Rouge et de la Protection civile, ce qui représente entre 60.000 et 80.000 personnes supplémentaires.
Ces bénévoles viennent s'ajouter aux médecins du travail, aux médecins et infirmières militaires et aux internes en médecine "qui vont participer largement à cette campagne", a précisé François Fillon.
Les quelque 1.200 centres devraient connaître dans les prochains jours de nouvelles fortes affluences, la vaccination commençant cette semaine pour les enfants de 24 mois à neuf ans.
François Fillon a rappelé, dans ce contexte, que le gouvernement avait fixé des ordres de priorité et qu'"on ne doit aller se faire vacciner que lorsqu'on a reçu un bon".
"Je veux redire à tous ceux qui ont dû patienter trop longtemps, parfois dans de mauvaises conditions, que nous en sommes désolés", a poursuivi le Premier ministre, s'excusant de ces "désagréments".
"Nous allons dans les prochains jours (...) avoir à vacciner 12 millions de personnes. C'est un travail considérable, une situation exceptionnelle, la plus grosse entreprise de santé publique que nous ayons jamais organisée! Il est compréhensible dans cette situation qu'il y ait des tensions", a-t-il expliqué.
Laure Bretton, édité par Gilles Trequesser