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La CFDT et la CGC ont justifié mardi leur soutien à l'accord salarial conclu au terme de 17 heures de négociations, et qui prévoit une revalorisation salariale chiffrée à 6% par le patronat et le versement d'une prime annuelle d'un montant maximal de 400
PARIS (Reuters) - La CFDT et la CGC justifient leur soutien à l'accord salarial conclu dans la restauration par la défense de l'intérêt des salariés.
Au terme de 17 heures de négociations, les deux syndicats ont paraphé dans la nuit un protocole d'accord qui prévoit une revalorisation salariale chiffrée à 6% par le patronat et le versement d'une prime annuelle d'un montant maximal de 400 euros, assortie de plusieurs conditions liées notamment à l'ancienneté.
La CGT, Force ouvrière et la CFTC n'ont pas signé le texte et n'excluent pas d'exercer leur droit d'opposition comme ils l'avaient fait en juillet pour rendre caduc un précédent projet d'accord.
"Les syndicats qui n'ont pas signé devront rendre des comptes aux salariés", a affirmé Doudou Konaté, secrétaire fédéral de la CFDT Services, lors d'une conférence de presse tenue conjointement avec la CGC et les organisations patronales qui, elles, ont signé l'accord à l'unisson.
"S'opposer à cet accord, c'est aller à l'encontre des intérêts des salariés. Ceux qui s'opposent aujourd'hui ont signé dans d'autres branches des accords moins favorables".
Didier Chastrusse, de la CFE-CGC, a souligné que l'accord renforcerait l'attractivité du secteur et permettrait aux salariés de bénéficier de la baisse de la TVA.
"Ce n'est qu'une étape, aujourd'hui nous actons le changement par notre signature et nous allons continuer à négocier, c'est notre rôle et notre devoir vis-à-vis des salariés", a-t-il affirmé.
Véronique Tison, édité par Gilles Trequesser