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La grève sur la ligne A du RER en Ile-de-France se poursuivra au moins jusqu'à samedi inclus, avec un trafic très perturbé. /Photo prise le 10 décembre 2009/REUTERS/Charles Platiau
PARIS (Reuters) - La grève sur la ligne A du RER en Ile-de-France se poursuivra au moins jusqu'à samedi inclus, avec un trafic très perturbé, annonce la direction de la RATP.
Le mouvement lancé par les syndicats CFDT, CGT, FO, Unsa, Sud et Indépendants pour des revendications salariales a débuté jeudi matin et a déjà été reconduit pour vendredi et samedi, a précisé un porte-parole.
Pendant ce conflit, l'opérateur francilien s'efforce de faire rouler au moins un train sur deux aux heures de pointe, pour permettre aux Franciliens d'aller travailler et de rentrer ensuite chez eux, mais le trafic reste quasi nul le reste du temps.
Jeudi matin, le trafic était un peu supérieur aux prévisions. Plus de deux trains sur trois circulaient de 7h30 à 9h30 sur cette ligne qui traverse l'Ile de France et Paris d'est en ouest et transporte chaque jour un million de personnes, selon la RATP.
Comme prévu, la circulation a été en revanche quasi nulle à l'heure creuse, soit de 09h30 à la fin d'après-midi.
Selon la RATP, la situation devrait être à peu près similaire vendredi et samedi où le trafic sera "très perturbé".
La RATP prévoit un trafic à peu près identique à celui de jeudi soit un train sur deux aux heures de pointe (7h30-9h30 et 16h30-19h30) et une circulation quasi nulle aux heures creuses.
La CGT a jugé satisfaisante la façon dont les conducteurs ont répondu à l'appel à la grève lancé par les syndicats CGT, CFDT, Unsa, Sud, Indépendants et FO.
"On est à un niveau de l'ordre de 95% de grévistes pour les conducteurs", a dit à Reuters Joël Joseph, secrétaire de la CGT Métro - RER, ajoutant que la direction de la RATP a mobilisé des cadres pour assurer le service aux heures les plus critiques.
Mais Roger Karoutchi, président du groupe majorité présidentielle au Conseil régional, déplore dans un communiqué "la véritable odyssée subie par près d'un Francilien sur dix."
Il demande en conséquence à Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région, d'obtenir de la RATP "un juste dédommagement des usagers à la hauteur des difficultés subies", bien au-delà donc d'une journée d'abonnement.
Grégory Blachier et Gérard Bon, édité par Elizabeth Pineau