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Les syndicats de chauffeurs routiers sont parvenus à un accord avec l'organisation patronale TLF et ont décidé de lever leur mot d'ordre de blocus. /Photo d'archives/REUTERS
PARIS (Reuters) - Les syndicats de transporteurs routiers sont parvenus à un accord avec l'organisation patronale TLF et ont décidé de lever leur mot d'ordre de blocus, apprend-on de source syndicale.
Les routiers, qui réclamaient des revalorisations salariales, menaçaient de bloquer les entrepôts de produits frais à partir de dimanche 21h30, à quelques jours des fêtes de Noël.
"Nous sommes parvenus à un accord", a dit à Reuters Richard Jaubert, représentant de la CGT Transports. "En tout état de cause, le mot d'ordre de blocus sera levé."
L'accord a ensuite été signé par les différentes organisations syndicales en présence du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.
Les syndicats ont obtenu une revalorisation salariale moyenne de 3,60% et une augmentation de 3% des frais des salariés du secteur des transports, a-t-on précisé de source syndicale.
Les pourparlers s'étaient interrompus à 06h00 ce vendredi sur une perspective d'accord entre l'intersyndicale et l'une des quatre organisations patronales.
Les négociations, qui ont repris vers 11h00, ont longuement buté sur une revalorisation des plus hauts salaires, ceux des "grands routiers".
"La plupart des discussions ont porté sur la somme de 11 centimes", a déploré un syndicaliste.
Un accord ayant été trouvé, les syndicats ont décidé de renoncer au blocage des entrepôts de produits frais à partir de dimanche soir.
Une seule organisation patronale, TLF, s'est rendue à la table des discussions avec l'intersyndicale des chauffeurs (CGT, CFDT, CFE-CGC, FO et CFTC), les trois autres organisations l'ayant quittée durant la nuit de jeudi à vendredi.
TLF représente 40% de la profession et 60% des salariés de la branche, selon les syndicats.
Le gouvernement s'est engagé à étendre l'accord à l'ensemble de la profession, bien qu'un seul syndicat patronal l'ait signé. Il suffirait que deux syndicats patronaux fassent opposition pour bloquer l'extension pendant près de six mois. Une hypothèse que les syndicats de salariés refusaient d'envisager vendredi soir.
Grégory Blachier et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse