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gedg86 |
message publié le 11/02/2012 15:04:20
SATURN RACHAT PAR BOULANGER 500 LICENCIEMENTS
Le plan social lancé par Boulanger (groupe Mulliez) dans les ex-magasins Saturn entre dans le dur avec, selon nos informations, 415 suppressions de postes dans la seringue, sur un effectif de 1 500 salariés.
Un comité central d’entreprise s’est tenu hier à Ris-Orangis, au siège de Cap Boulanger (nouveau nom de l’enseigne high-tech depuis son rachat par Boulanger le 1er juillet). La direction a demandé aux représentants du personnel d’avaliser le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sine die. Ce que ces derniers ont refusé mordicus en pointant un PSE «flou, minimaliste et discriminatoire». Pour limiter la casse sociale, 377 reclassements sont normalement prévus. Mais selon un élu CFDT, «ce chiffre est totalement irréaliste, il n’y a pas autant de postes disponibles dans les magasins Boulanger». Le comité d’entreprise doit se poursuivre aujourd’hui, mais risque de finir sur un clash.
Les syndicats CFDT et CGT dénoncent en effet «un chantage inacceptable» : «Si nous n’avalisons pas le PSE, la direction passera en force en saisissant la justice en référé et les conditions a minima s’appliqueront aux salariés licenciés», fulminait hier soir un délégué syndical. Normalement, le plan social prévoit une indemnisation de 1,2 mois de salaire par année d’ancienneté. Si c’est le minimum légal qui s’applique, ce sera 0,2 mois de salaire. Une vendeuse touchant 2 000 euros par mois avec dix ans d’ancienneté partirait ainsi avec 4 000 euros, au lieu des 24 000 prévus dans le cadre du PSE… Autre couteau sous la gorge : les vendeurs ex-Saturn qui refuseront un avenant à leur contrat, pouvant aboutir à une baisse de 30 % de leur rémunération, seront immédiatement licenciés… là encore avec 0,2 mois de salaire par année d’ancienneté.
Après le suicide d’un délégué syndical FO cet été (Libération du 2 décembre), ça tourne mal pour les «Saturn». «Le climat est pourri. Il y a déjà eu 600 départs hors plan social depuis un an, les cadres de Boulanger nous mettent la pression sur le thème : "Vous ne savez pas travailler"», raconte un salarié. A tel point que le CE a formellement demandé un «audit des risques psychosociaux». Comme chez France Télécom au plus fort de la crise des suicides. Un débrayage a eu lieu le 28 janvier dans les 35 magasins Boulanger. D’autres devraient suivre.
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Troudac |
réponse publié le 11/02/2012 15:16:45
gedg86 a écrit :
Le plan social lancé par Boulanger (groupe Mulliez) dans les ex-magasins Saturn entre dans le dur avec, selon nos informations, 415 suppressions de postes dans la seringue, sur un effectif de 1 500 salariés.
Un comité central d’entreprise s’est tenu hier à Ris-Orangis, au siège de Cap Boulanger (nouveau nom de l’enseigne high-tech depuis son rachat par Boulanger le 1er juillet). La direction a demandé aux représentants du personnel d’avaliser le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sine die. Ce que ces derniers ont refusé mordicus en pointant un PSE «flou, minimaliste et discriminatoire». Pour limiter la casse sociale, 377 reclassements sont normalement prévus. Mais selon un élu CFDT, «ce chiffre est totalement irréaliste, il n’y a pas autant de postes disponibles dans les magasins Boulanger». Le comité d’entreprise doit se poursuivre aujourd’hui, mais risque de finir sur un clash.
Les syndicats CFDT et CGT dénoncent en effet «un chantage inacceptable» : «Si nous n’avalisons pas le PSE, la direction passera en force en saisissant la justice en référé et les conditions a minima s’appliqueront aux salariés licenciés», fulminait hier soir un délégué syndical. Normalement, le plan social prévoit une indemnisation de 1,2 mois de salaire par année d’ancienneté. Si c’est le minimum légal qui s’applique, ce sera 0,2 mois de salaire. Une vendeuse touchant 2 000 euros par mois avec dix ans d’ancienneté partirait ainsi avec 4 000 euros, au lieu des 24 000 prévus dans le cadre du PSE… Autre couteau sous la gorge : les vendeurs ex-Saturn qui refuseront un avenant à leur contrat, pouvant aboutir à une baisse de 30 % de leur rémunération, seront immédiatement licenciés… là encore avec 0,2 mois de salaire par année d’ancienneté.
Après le suicide d’un délégué syndical FO cet été (Libération du 2 décembre), ça tourne mal pour les «Saturn». «Le climat est pourri. Il y a déjà eu 600 départs hors plan social depuis un an, les cadres de Boulanger nous mettent la pression sur le thème : "Vous ne savez pas travailler"», raconte un salarié. A tel point que le CE a formellement demandé un «audit des risques psychosociaux». Comme chez France Télécom au plus fort de la crise des suicides. Un débrayage a eu lieu le 28 janvier dans les 35 magasins Boulanger. D’autres devraient suivre.
A vous lire on voit bien là que Boulanger vous fait marcher à la baguette
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gedg86 |
réponse publié le 11/02/2012 15:30:58
Aucune discussion possible ... la porte est grande ouverte pour nous ou perte de salaire de 30 à 50 % suivant les postes ... au siège tout le monde saute ... dans les magasins c'est du harcèlement au quotidien on pousse les gens à bout ... france telecom n°2 arrive!
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