Suite à la cérémonie de remise des prix, découvrez le palmarès de la 2eme édition
des « Trophées PME Bougeons-Nous »

Lauréat Trophée « Entreprise Artisanale » : PERCEVAL
Perceval est un atelier de coutellerie artisanale spécialisé dans le couteau de poche et le couteau de table avec comme produit phare, le « 9.47 ». L'entreprise se distingue par une approche moderne et design, perpétuant les techniques héritées depuis six siècles, en y intégrant la technologie de pointe d'aujourd'hui (l'électro-érosion, le découpage laser et la cryogénie).
Ses artisans sont formés par la filière de l'apprentissage, au rythme de 2 apprentis par an, ce qui est un rythme élevé pour une petite entreprise.
Ses produits ne sont ni des modèles régionaux tel que le Laguiole, ni des reproductions, et sont entièrement fabriqués en France. L'entreprise a reçu le label "Entreprise du patrimoine vivant" et "Atelier d'art de France ». Perceval évolue dans un secteur de métier en voie d'extinction, son dynamisme lui permet de faire partie des rares exemples de croissance (2 employés en 2004, 12 aujourd'hui / CA 254 000 en 2008). L'entreprise était moribonde (1 employé - 60 000 euros de CA) quand elle a été reprise en 2005 par Yves Charles, alors chef restaurateur à la Maison Courtine à Paris pour laquelle il avait obtenu une étoile Michelin en 2002. Ses contacts dans la restauration lui ont permis de faire connaître la marque et de la relancer.
Lauréat Trophée « Entreprise Jeune Pousse » : EZ-WHEEL
Les transports urbains sont aujourd'hui en pleine mutation. Les défis à relever sont nombreux : diminution des émissions de gaz à effet de serre, désengorgement des centres villes, diminution des nuisances sonores. Dans ce contexte, l'énergie électrique s'impose comme une solution d'avenir. Avec son concept de roue électrique, ez-Wheel, créée en 2009 par trois ingénieurs, Jérôme Pénigaud, Florian Gardes et Antoine Juan proposent une solution simple pour électrifier les véhicules et appareils de manutention. Le simple ajout d'une roue autonome tout-en-un, avec moteur - inséré dans le moyeu - et batterie, suffit à transformer un véhicule « manuel » en un véhicule « électrique ». En pratique : prenez votre vieux vélo, remplacez-la roue arrière par une roue ez-Wheel et allez au travail en vélo électrique !
Dotée d'un système de récupération de l'énergie lors du freinage et de la décélération, la roue d'ez-Wheel revendique une autonomie d'environ 30 kilomètres pour un temps de recharge compris entre trois et cinq heures. En février 2011, les 200 premières unités d'ez-Wheel sont sorties des chaînes de production de Saft et de Leroy-Somer, partenaires industriels du projet. Vendues entre 500 et 600 euros pièce, ces roues sont principalement destinées au transport de charges et de personnes (brouettes, lits d'hôpitaux).
Le lancement de la gamme cycle - concurrente des vélos à assistance électrique - est, lui, programmé pour la fin 2011. Le trio fondateur d'ez-Wheel table sur un millier d'unités produites à la fin du premier semestre 2011. 100% du produit est fabriqué en France, 100% des fournisseurs sont Français. Il s'agit là, d'une réelle volonté des dirigeants. Ils souhaitent montrer par cet exemple que produire en France n'est pas impossible. Elue dernièrement Meilleure Jeune Entreprise Innovante d'Europe et récompensée par le Ministère de la Recherche en 2010, ez-Wheel recrute en ce moment 4 personnes supplémentaires (soit 1 personne tous les 1.5 mois depuis sa création).
Lauréat Trophée « Entreprise Familiale » : GASTON MILLE
Mille SAS est une société familiale de fabrication de chaussures de sécurité (400 000 paires par an). L'entreprise a été fondée, et est dirigée depuis presque 100 ans par la famille Mille. Son savoir-faire s'est transmis de génération en génération. Aujourd'hui Gaston Mille est un des leaders européens de la chaussure de sécurité dans le secteur de l'agroalimentaire, du bâtiment et des services.
C'est une des dernières entreprises à garantir un Made in France sur plus de 80% de sa gamme. Forte de ses innovations(Millénium Pied Protect) et de son savoir-faire (du cousu traditionnel à l'injection de semelle), qui lui permettent de rayonner à l'international, elle a su faire face aux différentes crises économiques et à la mondialisation. De plus, Mille SAS est engagée dans une stratégie de développement durable avec la norme ISO 26000 (la gouvernance, les bonnes pratiques des affaires, l'environnement, les conditions de travail, les droits de l'homme, l'engagement sociétal, les questions relatives aux consommateurs).
Lauréat Trophée « Prix Spécial du Jury » : ONZE PLUS
C'est une innovation toute simple conçue pour les maisons de retraite : une borne musicale interactive pour les personnes âgées. D'accès facile, elle offre un répertoire de 2000 chansons qui éclaire leur fin de vie. Tino Rossi, Mozart et les Beatles, tout y est ! Quand elles arrivent en maison de retraite, les personnes dépendantes n'ont plus accès à leur activité préférée : la musique.
En effet, le matériel hifi n'est plus adapté. Impossible d'appuyer sur un bouton trop petit de la chaîne, d'ouvrir une boîte de CD en plastique. L'idée est venue à M. Boudot lorsqu'il a vu une petite mamie prostrée dans un fauteuil roulant, qui s'est illuminée tout à coup en entendant une chanson de sa jeunesse. L'idée d'un projet qui permettrait aux personnes âgées d'écouter collectivement leurs chansons préférées était née.
Avec l'Université de Bourgogne, il a interviewé 100 établissements et 200 personnes âgées, puis a fait un prototype. Le succès a été immédiat : les résidents s'agglutinaient autour de ce pôle d'animation attractif. Au point que les programmes ont été complétés par des jeux de mémoire, des quizz chansons, un loto musical. Aujourd'hui, la borne est placée dans plus d'une centaine d'établissements en France, en Suisse et depuis peu en Belgique. OnzePlus regrette cependant que bien des maisons, séduites par l'idée, en soient privées, à cause de lenteurs ou obstacles administratifs.
En voyant l'effet de la musique sur les personnes désorientées type Alzheimer, OnzePlus a créé des fonctions pour leur faciliter l'accès à la musique. La démarche et les résultats intéressent la communauté scientifique comme le professeur Emmanuel Bigand LEAD-CNRS ''musique et cerveau'' et Patrick Berthelon, Président de la Fédération Française de Musicothérapie. Un projet de thèse est mis en place pour mesurer les effets thérapeutiques de la borne musicale et OnzePlus a reçu un Trophée du Grand Age de la présidente de France Alzheimer.
Lauréat Trophée « e-Entreprise » : MATERIEL.NET
Materiel.net est un site de e-commerce spécialisé dans la vente de produits high-tech. Affichant depuis toujours une croissance régulière, Materiel.net est toujours resté fidèle à l'idée d'origine : proposer le bon produit, au bon prix avec un service de haute qualité. Pour cela, Materiel.net s'est entouré d'une équipe composée de spécialistes des nouvelles technologies. Les clients bénéficient de leurs conseils en ligne ou au travers du réseau d'agences de Materiel.net, répartis dans toute la France.
A l'origine, c'est une entreprise qui ne devait pas en être une... Pour promouvoir sa web agency, Jean-Philippe Fleury crée en 1999 Materiel.net, un site vitrine de vente de produits high-tech. Contre toute attente, les internautes ont voulu y passer des commandes. Les volumes ont rapidement explosé, ce qui a conduit le créateur à se consacrer exclusivement à cette nouvelle activité d'e-commerce ! Aujourd'hui, Matériel.net, c'est près de 95 millions d'euros de chiffre d'affaires, 200 salariés, plus de 800 000 clients et 30 000 fans sur Facebook. L'entreprise se positionne comme expert du high-tech haut de gamme. Elle n'affiche aucun bandeau de publicité sur son site, et met l'accent sur le service, d'où le fort attachement de sa clientèle et le rôle important du bouche-à oreille dans son succès. A l'opposé de la logique de diversification et de discount de la majorité des principaux sites de ecommerce, Materiel.net a toujours voulu rester spécialisé dans son domaine d'expertise : le High-tech. Matériel.net a même créé sa propre marque de PC.
Lauréat Trophée « Entreprise Innovante » : INNOVEOX
Innovéox développe et commercialise une technologie écologique révolutionnaire (brevets CNRS) qui détruit définitivement des déchets dangereux, et permet ainsi de récupérer de l'eau propre, des minéraux et de l'énergie. Cette rupture technologie utilise le principe des fluides supercritiques et bénéficie de 15 années de R&D du CNRS. Cette entreprise est le fruit de la collaboration d'un chercheur, François Canselle, patron de la faculté polytechnique de Bordeaux, et de Jean-Christophe Lépine, entrepreneur issu de l'immobilier. L'un a apporté la technologie, l'autre le financement. Jean-Christophe Lépine affirme que la jeune entreprise, aidée par la Région, l'Ademe et Oseo, va entre autres traiter en Béarn les résidus de cinq entreprises du CAC 40. La technologie consiste à mettre en place une combustion froide, c'est-à-dire faire l'équivalent d'une flamme dans l'eau, sous pression, à 250 bars. En fin de processus, le CO2 est liquide et peut donc être récupéré pour un usage secondaire (chimie, par exemple). L'autre intérêt : on peut rejeter une eau polluante en milieu naturel. Les métaux et minéraux sont récupérés à part. Le tout pour un bilan carbone nul et un bilan thermique presque nul. La destruction du déchet et la récupération des énergies ne dure qu'une minute.
Cette technologie est rendue possible grâce à une machine qui se déplace (par semi-remorque) et traite sur place. Aucun risque d'explosion ou d'émanation. Aucune odeur, aucun gaz toxique. La facturation est faite à la tonne (entre 150 et 1500 euros). Par exemple, on peut récupérer de la fibre de carbone en dissolvant un réacteur d'avion, et faire avec des portières de voiture.
Le marché des déchets dangereux représente 2 milliards d'euros en Europe et environ 15 milliards d'euros dans le monde.
Innovéox a reçu le prix Pollutec Ademe, le prix Pierre Potier de l'UIC et du Ministère de l'Industrie, et a été nominée au Zayed Energy Prize et Abu Dabi pour 2012.
L'entreprise va lever des fonds (10 millions d'euros) pour se développer à l'international. Elle travaille actuellement en R & D avec Airbus, Safran et Astrium pour la revalorisation de la fibre de carbone issue de l'aéronautique.